Tilicho Lake

Trek secondaire du fameux Annapurna Circuit, il vous mènera au plus grand lac de haute altitude du monde !
C’est aussi l’une des rares zone du globe où vous pouvez observer des léopards des neiges (avec beaucoup beaucoup beaucoup de chance 😉 )
Logé à 4900m d’altitude, point de vue à 5000m, y accéder ce mérite !
Comptez 2 jours supplémentaires de trek pour faire cette « boucle » départ de Manang, arrivée Yak Kharka/Ledar.
Depuis Manang, ne pas louper la bifurcation au niveau de la sortie de la ville. Suivre maintenant les marquages bleu et blanc.

Le sentier pour rejoindre le Tilicho base camp est assez fabuleux. On sort du sentier foulé par les touristes et les 4×4 pour passer sur un sangle fouler par quelque courageux et les népalais qui longe la montagne et les pentes de pierre tout du long. On commence l’aventure en s’enfonçant dans la vallée, pour se rapprocher à nouveau du lit de la rivière, puis remonter et contourner petit à petit la comble. Première étape, direction Khangsar, puis Siri Kharka et enfin le Tilicho base camp. Pendant cette marche d’approche, vous aurez l’occasion d’apercevoir pas mal de rapaces et bouquetins (attention aux pierres qui tombent, décroché par ces derniers). Le chemin est un peu vertigineux, mais rien d’insurmontable. Les ponts de singe tous le long du parcours me causaient plus de soucis que ce chemin.

L’excitation se fait sentir, du mal à dormir. Je ne tiens pas en place. Je sors du l’hôtel pour aller m’amuser un peu le soir avec mon appareil photo. Malheureusement quelques nuages sont la et la voie lactée est cachée par la montagne. L’hôtel est trop enclavé dans la vallée. Tant pis, j’ai pu me défouler une petite heure dehors avec une température autour des zéro degrés. Je remonte me coucher content d’être ici, perdu dans la nature. Un sourire d’enfant commence à se dessiner sur mes lèvres, mais je ne sais pas encore que ce n’est que le début.
Le réveille sonne, le soleil ne se lèvera que dans une demi heure/une heure. J’avale un pancake et un thé. Le sac est près, je laisse le gros du matos à la lodge, et monte avec le minimum. C’est partie, j’ai du mal à attendre mon collègue tellement je suis excité, il me fait signe de ne pas l’attendre dans la montée. Je ne sais comment, je fume, je bois, mais je grimpais avec une aisance déconcertante. Je monte à mon rythme : soutenu. Une personne loin devant moi… Non, je veux mettre toutes les chances de mon coté pour ces court instant que je passerais al haut, je veux être le premier. On ne sait jamais, avec beaucoup de chance je surprendrais peut être un léopard des neiges ! Oui les chances sont quasi inexistantes, mais qu’à cela ne tienne, c’est mon bute. Je force un peu l’allure, le corps suis sans broncher. Arrivé à la hauteur de mon défis, le soleil se lève dernière un des sommets… Nous nous arrêtons tous les deux pour prendre la photo. La lumière est surnaturelle. Je sais que cette journée ne sera pas comme les autres. Mon « concourant » est un Russe, je le vois avec un énorme réflexe numérique. je lui demande si ce n’est pas trop lourd à porter. Il me répond que non, que d’habitude il a ça plus 20-22kg sur le dos… Ils sont fou ces Russes… ;). Je reprends ma route, l’excitation monte encore d’un cran, ça monte raide, je me dépasse. Et puis, au bout d’une heure, j’arrive au sommet. Je ne suis pas encore au Tilicho Lake, 15-20 minutes de faut plat/montée me sépare de lui. Mais l’ambiance est la, magique, je suis à coté des premières neiges (~5000m d’altitude à ce moment). Panorama à couper le souffle, littéralement. Je m’arrête à nouveau pour prendre une série de photo tout en avançant doucement. Un silence désertique s’installe, pas un bruit, pas de vent, mon souffle se coupe… La première larme tombe. Mes émotions m’emportent, je ne les contrôles plus, je lâche tout. J’esquisse quelques rires, je pleure, je souri, j’éclate de rire. Probablement un mélange d’ambiance extraordinaire, de l’effort ainsi que de l’altitude, je suis comme un gosse à Noël en train de déchirer frénétiquement le papier cadeau… Je continue ma route vers le Tilicho Lake, plein d’espoir. D’un coup, le silence est brisé par le gazouillis d’un petit oiseau « WTF ?! Il y a des merles à 5000m ??? ». Je rigole puis continue. J’aperçois quelques Népalais et 3 touristes qui ont dormit en haut. Ils viennent de se lever, le soleil aussi, et celui-ci commence à réchauffer la glace et la neige. Je vois 5 avalanches sur les pans à ma gauche ainsi que juste au dessus du glacier du Tilicho. Ça y est, je suis en face du lac…
J’attends mes amis en prenant des photos d’un peu parti, je cours à droite à gauche, des traces de léopard dans la neige… Je m’éloigne de la Tea House, en direction du glacier, peut être en verrai-je un la bas ? Et non, je n’en ai pas vu. Seulement des grosses traces de matou dans la neige ou dans la poussière… Mais je n’ai pas dit mon dernier mot : « I’ll be back ! »

Nous redescendront en direction du TBC pour y reprendre les sac et manger. L’excitation et l’effort m’ont fait consommer de l’energie, je mange 3 Dhal Bat (plat typique Népalais : soupe de lentille, légume et pomme de terre au cury, riz. Plat que tous les porteurs prennent, très bon pour l’altitude (lentille chargées en fer) et bien calorique). Les deux heures qui nous sépares du TBC à Siri Kharka ne seront pas simple, la fatigue se fait sentir, et les 3 dhal bat pèsent sur mon estomac ! Je me limiterais à 2 la prochaine fois… 😉

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